Stockholm à la carte – Guide pratique de la capitale suédoise

Albert Watson et Edward Burtynsky au Fotografiska.

Le Fotografiska présente deux maîtres de la photographie, un dans la mode et l’autre dans l’industrie et ses ravages sur la planète. N’hésitez pas à venir admirer Albert Watson et Edward Burtynsky qui ont tous les deux une identité très forte et un registre très différent.

Photographies d’Albert Watson

Albert Watson – du 25 mars au 12 juin 2011

Ce photographe né en 1942 et d’origine écossaise est connu pour ses photos de mode, de personnalités et d’art qui sont exposées dans le monde entier. Après avoir étudié au Royal College of Art à Londres, il a déménagé aux États-Unis dans les années 70. Il a notamment réalisé les couvertures de Vogue (plus de 200 fois !) et celles du magazine Rolling Stones. Il a été nommé un des photographes qui ont eu le plus d’influence de tous les temps. Albert Watson a aussi créé les photos pour les campagnes publicitaires de marques telles que Gap, Levis, Revlon et Chanel (plus de 650). Ses images ont un impact très fort, sont très travaillées, contrastées (mettant en valeur les ombres, les textures, les couleurs, les lumières : tout jusqu’au moindre détail, Albert Watson recherche la perfection). Elles sont de véritables œuvres d’art, certaines sont devenues des icônes.
Ses photos les plus connues : les nus de Kate Moss, Naomi Campbell, Alfred Hitchcock tenant une oie par le cou (pour la magazine Harper’s Bazaar), Mick Jagger, Jack Nicholson et les photos de Las Vegas (les hôtels, le panneau « God » – The God Sign et la route 15). L’exposition au Fotografiska présente 120 de ses images. L’original de la fameuse photo de Kate Moss (âgée de 17 ans, photographiée nue sur un toit à Marrakesh en 1993) a été vendue en 2007 lors d’une vente aux enchères pour 100 000 dollars.



Exposition Oil d’Edward Burtynsky

Edward Burtynsky – du 22 avril au 26 juin 2011

D’origine canadienne, Edward Burtynsky (1955) est célèbre pour ses grands formats de paysages industriels. Ses œuvres sont présentes au musée Guggenheim, à la Galerie Nationale au Canada et à la Bibliothèque Nationale à Paris. Très jeune il s’est intéressé à la photo et c’est son père qui lui a en premier enseigné comment faire des photos noir et blanc. Burtynsky dit avoir été marqué  par l’usine General Motors située dans sa ville natale. Ses photographies décrivent le lien entre la nature et l’industrie à travers des mines, des carrières, des sites de production, d’extraction et de transport d’huile. Ses images sont très expressives et graphiques. Une beauté née de ces paysages dévastés et défigurés. On est partagé entre l’extase et le dégout. On trouve parmi ses photos des montagnes de pneus, des rivières rouge vif de résidus de nickel, le démantèlement de ferrys gigantesques au Bangladesh, les entrelacements infinis d’autoroutes à Los Angeles, les champs d’extraction d’huile en Azerbaïdjan.

Burtynsky a aussi photographié le Deepwater Horizon en train de perdre son huile dans le Golfe du Mexique (avril 2010 à septembre 2010), les fabriques de chaussures en Chine (avec des autorisations qui ont parfois mis un an à être obtenues…). Burtynsky nous montre l’impact grandissant de l’homme sur la planète et ses images nous appellent à réfléchir sur notre mode de vie. il souhaite encourager les gens à vivre de manière plus durable, avec entre autres la création d’un site, un film, des séminaires etc.
L’exposition intitulée Oil nous montre le cycle de vie de ce produit. Son extraction, son transport, son utilisation par les grandes métropoles et l’obssession créée autour de ce produit.

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