Stockholm à la carte – Guide pratique de la capitale suédoise

Liu Bolin au Fotografiska.

Du 2 juillet au 18 septembre 2011 le Fotografiska nous présente les photos surprenantes de Liu Bolin, un artiste chinois. À regarder de près !

Exposition « The Invisible Man » au Fotografiska

Liu Bolin

Liu Bolin est né en 1973 à Shandong en Chine. La période dans laquelle il a grandi a été marquée par les remous laissés par la Révolution Culturelle de Mao. Il a étudié et est diplômé du Département de Sculpture de l’Académie Centrale des Beaux-Arts de Pékin. Cet artiste est fasciné par la nature, plus particulièrement par les espèces ayant la faculté de se dissimuler dans leur environnement pour échapper à leur prédateurs, par exemple grâce à leur camouflage.
Après sa première exposition solo à Pékin en 1998, ses œuvres (sculptures et photographies) ont été exposées dans le monde entier, aux États-Unis, en Israël, en Corée, en France etc.

The Invisible Man – du 2 juillet au 18 septembre 2011 –

Le processus est simple mais le résultat est époustouflant. Liu Bolin se peint entièrement (visage, vêtements, mains) de manière très précise et très réaliste dans le but de se fondre dans le décor, avant de se photographier devant un paysage, un environnement. En regardant vite on pourrait croire à de banales photographies, tellement l’artiste est bien camouflé au sein de ses images. Liu Bolin se sert de son propre corps comme toile.

Liu Bolin a créé ces images en réaction aux actions du gouvernement chinois (connu pour censurer les artistes) qui a fermé son studio ainsi que ceux d’une centaine d’artistes, dans le Village des Artistes de Suojiacun en 2005. Le village a été rasé. D’après Liu Bolin, « Le gouvernement chinois ne voulait pas que les artistes se rassemblent et vivent ensemble. » Suite à cette destruction 100 artistes ont été invités a créer à partir des ruines. L’évènement a été appelé « Demolish ! Demolish ! Demolish ! » Liu Bolin dit que la fermeture de son studio est son inspiration majeure pour la série de photographies « Hiding In The City ». Ses œuvres sont aussi une réaction à la société dans laquelle il vit, dans laquelle il ne pense pas avoir sa place. Il se voit comme un outsider dont le travail artistique n’est pas reconnu, surtout dans son pays d’origine. Il a donc choisi de se révolter. Sa protestation contre le gouvernement est silencieuse.
Liu Bolin explique qu’il veut montrer comment l’environnement urbain modifie les personnes. Il dit : « Des personnes m’appellent l’homme invisible, mais pour moi c’est ce qu’on ne voit pas dans une image qui est vraiment important. »

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